Oui ... alors, c’est une manière de voir les choses, certes.
Cependant, je tiens à noter (ou à faire noter) que, justifiées ou non, les actions menées actuellement par ces « jeunes » sont avant tout le reflet d’une fracture sociale. Cela me semble indéniable.
Ce constat étant fait, les avis divergent sur le traitement à apporter.
Que le gouvernement souhaite rétablir l’ordre social me paraît logique, cela étant après tout une de ces missions, de veillez à l’ordre publique.
Cependant, cete volonté d’action n’est supportée par AUCUN traitement structurel des problèmes qui nous ont mené à cette fracture sociale.
Quid des problèmes de concentration de populations à difficultés ? Quid des problèmes de logement ? Quid du chômage grangrainant qui atteind ces banlieux, et la catégorie des « jeunes » plus généralement ? Qu’avons nous (la République) à offrir comme alternative crédible à cette fracture ?
Hum, j’entends d’ici un ministre spécifier que le travail est l’alternative à l’économie parallète et à la marginalisation de ces populations ... avec parfois 40% de chômages dans ces quartiers et une discrimination raciale à l’embauche avérée, que personne ne peut nier.
Alors, envoyer les « flics » pour nettoyer le champ de bataille ne ménère bien qu’à rétablir temporairement l’ordre public, dans l’attente de la prochaine crise.
Je tiens également à noter que M. Sarkosy, en tant qu’intellectuel politique énarque devrait, me semble t-il, être sensibilisé à l’usage d’un discours plus apte à susciter la discussion et l’échange. Est-ce une méthode de négociation que de traiter un (des) groupe(s) de « racaille » ? Soyons sérieux.
Mr Sarkosy a ce qu’il voulait (veux) avoir : un évènement médiatique qui lui permet de nouveau de se mettre en avant sur la scène polique ; qui lui permet de rompre avec le retour au plus dans les sondages de son concurrent directe. Ce qui est clair, c’est que M. Sarkosy (racaille politique s’il en est) se foutera pas mal du devenir des populations présentes dans ces cités une fois les élections présidentielles de 2007 passées. Cela est gros comme un pâté de maisons.
Enfin, n’oublions pas une chose. Quand le maintien de l’ordre républicain consistera à ce que l’ordre soit maintenu par une minorité pour contrer les dérives d’une majorité ... la République n’aura alors plus aucune consistence !