Je vais me faire l’avocat des statisticiens de l’INSEE qui accomplissent un boulot remarquable.
Il faut savoir en effet que les rapports dudit institut sont des pavés de plusieurs milliers de pages illustrés de centaines de tableaux et de courbes (j’en ai lu plus d’un).
Comme de toutes manières personne ou presque ne prend la peine de les lire, ils se terminent par des conclusions (une sorte de résumé) qui font encore bien souvent plusieurs centaines de pages et dizaines d’illustrations. Ce ne sont que ces conclusions que la haute administration prend en compte.
Mais comme c’est encore trop indigeste pour ces messieurs (et ne parlons pas des journalistes !), on nous présente une ou deux phrases extraites de leur contexte et un ou deux tableaux !
Reconnaissez que c’est pour le moins succinct pour un rapport qui à l’origine fait 2000 à 4000 pages !
Il y a d’ailleurs très longtemps que le personnel de l’INSEE se plaint des interprétations erronées voire mensongères qui sont publiées sur la base de leur travail.