@ auteur
Je crains que vous ne mélangiez un peu nationalisme, nationalité et citoyenneté. On peut être français de passeport, et résider ailleurs, en Ossétie du Sud, par exemple : on sera soumis aux lois ossètes (du Sud). Inversement, on peut résider en France, sans être de nationalité française auquel cas on est soumis aux lois françaises (et à leurs impôts), et même dans quelques cas, on a le droit d’être consulté sur les choix électoraux. La nationalité française donne un certain nombre de droits (droit de vote, par exemple) et de devoirs (réquisition militaire, ou pour faire partie d’un jury populaire aux Assises). Quant au nationalisme, c’est une version plus sentimentale du système, l’attachement émotionnel à sa nation, ou à sa patrie (patriotisme), généralement utilisé en temps de guerre ou de pré-guerre.
Honnêtement, si vous ne voulez plus du nationalisme, ce n’est pas vraiment la peine de jeter votre passeport : on peut rester français sans être nationaliste (comme moi, par exemple), encore moins patriote.
Mais bon, vous ne voulez plus de la nationalité française, OK, vous avez donc le choix entre :
- en prendre une autre (avec deux cas : intra ou hors UE), contactez le consulat ou l’ambassade du pays choisi, prenez-en une bien isolée, qui ne risque pas de virer patriote, évitez par exemple l’Ukraine ou l’Abkhazie
- demander le statut d’apatride (voici même la procédure officielle à suivre), là, ça aura de la gueule.
Ah si j’oubliais une astuce juridique (je cite), faites gaffe quand même : Un apatride est une personne physique qui ne bénéficie de la nationalité d’aucun État. Par conséquent, un apatride ne peut accomplir aucun acte de la vie juridique : créer un compte bancaire, faire des études, acquérir un bien, déposer une plainte, … ni même avoir un numéro de Sécu. Préparez une caisse noire.
Sachez quand même que le reste du monde va continuer avec ses frontières, ses divisions, ses dialectes, ses clans et autres camps, et que votre décision n’aura aucun effet sur lui. Maintenant, si c’est une démarche totalement personnelle... ça vous regarde.
Rêvons un peu en imaginant 4 ou 5 millions de Français demandant le régime d’apatride (le même nombre que pour le fameux référendum d’initiative populaire)...