Bon article.
Et c’est comme avec tous les styles de musique, la radio passe de la merde à longueur de temps. Pour la techno (qui n’est pas une musique de racaille mais de drogué dans le folklore populaire) il y a les mêmes problèmes quand la radio en passe, elle passe de la merde. (Du moins en France, je recommande vivement Sunshine pour ceux qui vivent en Allemagne).
La stigmatisation des styles de musique est une spécialité française, ainsi on avait dans les années 90 :
- Rap = Musique de racaille.
- House = Musique de gay.
- Techno = Musique de drogué.
Alors que d’autres pays comme la belgique ou les pays bas s’ouvraient plus volontairement à ces nouvelles musiques nées en même temps et finalement assez proche, même si généralement ceux qui aiment la techno n’aiment pas le rap et inversement. (Des exceptions existent).
Après les deux styles ont souffert d’un certain excés de la production du style : vu que dire "fuck les flics" ca marche, on va faire des disques avec que ca. Ou on appelle un skeud de techno "XTC you got what I need !". (XTC en anglais est le nom couramment donné à l’ecstazy).
Après il y a du rap violent et/ou commercial pas forcément débile. Pour avoir osé écouter du Tandem (un groupe très provoquant) je ne suis pas persuadé du tout que le groupe soit débile. La trilogie est ainsi plutot bien construite et même le fameux "93 hardcore" pourrait être interprété de différentes façons. Sauf que vraissemblablement le public ne suit pas toujours et interpréte parfois au premier degré. Et que l’habitant des beaux quartiers ne comprend pas forcément pourquoi ce déballage de violence n’est pas forcément QUE de la provoc mais l’étalage d’un certain quotidien. Je veux dire que vivre à La Courneuve ou Auber ca donne une violence omniprésente. Et qu’il est normal que celle ci transpire dans l’art.
Mais ce que vous décrivez est finalement juste une conséquence de la pyramide des ages. Nos parents avaient la supériorité numérique lorsqu’ils cassaient les oreilles de leurs vieux avec une musique de délinquant nommée .... rock ! Ces mêmes étant aujourd’hui en majorité, ils peuvent plus imposer leur vue lorsqu’ils trouvent que les jeunes les font chier avec leur musique "de sauvage". Saupoudrez ca d’un élitisme culturel bien français (mais voyons ce n’est pas de la musique !) et vous avez le résultat. Des styles musicaux décriés alors qu’il y a plein de choses bien dedans pour peu que l’on sait s’y s’ouvrir.