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En réponse à :


Annie 23 septembre 2008 17:25

Zawgyi,
Le problème est immense mais il est aussi facilement caricatural. Sans vouloir me faire l’avocat du diable, je défends tout à fait le droit des ONG à ne pas "coordonner". D’abord parce que la coordination a un prix, en temps, énergie etc. ensuite parce que cela permet à certaines ONG de rester relativement indépendantes, et de se démarquer des autres ONG qui aujourd’hui se plient aux exigences des donateurs. Parce que la coordination c’est aussi cela, travailler sous l’égide de l’ONU ou d’un autre donateur sans trop savoir quelle est la finalité des choses. La Birmanie était un cas aussi particulier à cause de la junte au pouvoir. Mais est-ce tellement différent de l’Ethiopie, du Zimbabwe et de tous ces pays avec une dictature plus ou moins éclairée. Le monde humanitaire a changé en l’espace de 25 ans d’une manière radicale, et personnellement que je ne trouve pas positive. C’est devenu un business, mais cela n’est peut-être pas ce qui peut leur être plus reproché. Ce qui me gêne énormément est que maintenant, on parle rarement de malnutrition, mais de sécurité alimentaire, ou de manque d’eau, mais de développement durable ; les mots ont un sens comme le dit un des commentateur d’AV, et l’impératif humanitaire ces jours est devenu subordonné à des objectifs de développement. Ce qui veut dire que les grandes catastrophes humanitaires comme au Niger en 2005 sont ignorées de presque toutes les grandes ONG (pas toutes heureusement) qui sont plus intéressées par la politique, le plaidoyer etc...
Mais il y a encore de l’espoir et à ce point je dirai que ce sont les petites ONG, celles qui savent encore ce qu’humanitaire veut dire, mais aussi qui sont flexibles parce qu’elles sont petites qui font actuellement le meilleur travail. 




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