Une caisse de retraite n’est pas une entreprise industrielle : elle a peu de charges. Son but est juste de garder des sous en caisse. De plus, elles ne s’engagent presque jamais à servir une rentabilité déterminée à l’avance. Les épargnants récupèrent ce qu’il y a dans la caisse. Il peut arriver que ces sous perdent beaucoup de leur valeur, mais ce n’est pour autant pas une faillite, c’est une épargne ratée.
Pour qu’une caisse de retraite fasse faillite, il faudrait par exemple qu’elle ait, à l’instar d’AIG, utilisé un effet de levier, c’est à dire, encouru des pertes supérieures à ses actifs. Ce n’est normalement pas son rôle. Ou bien il pourrait arriver, à l’instar de Lehman, qu’elle ne détienne que des actifs qui se trouvent tous temporairement invendables et ne puisse faire face à une échéance courte. Ce n’est normalement pas son rôle non plus.
La faillite d’une caisse de retraite devrait donc être un événement beaucoup plus rare qu’une faillite de banque ou industrie.
Il y a aussi une autre méthode qui marche avec toutes sortes d’entreprises : quand des dirigeants piquent dans la caisse. 