L’article est un peu long pour être commenté et je me limiterai au paragraphe sur le prix de marché. Vous critiquez la valorisation des actifs au prix du marché en l’accusant de rendre trop volatils les bilans des entreprises et d’être trop éloignée de la réalité.
Quel est le prix réel si ce n’est celui auquel on peut raisonnablement transmettre un bien ? Il est vrai que tant que la transaction n’a pas eu lieu il ne s’agit que d’une estimation mais c’est quand-même mieux que la valeur comptable.
Souvenons-nous de la faillite de Boussac et du dépeçage de ses biens par les frères Villot, appelés à l’époque "les Daltons". L’immeuble entier de l’avenue Montaigne où se trouve Christian Dior a alors été vendu pour 30.000Fr, sa valeur comptable, soit le prix de la porte d’entrée. A tout prendre, le "mark-to-market" est nettement préférable.