Ajout à mon intervention du 13 octobre, 2h33, ci-dessus.
A Paul, derechef concernant le mutisme sur Nu couché avec un chat
On devrait, ce me semble, envisager l’hypothèse suivante :
que Nu couché avec un chat est une œuvre à ce point follement géniale et d’une telle force créatrice qu’elle neutralise les facultés actives et volontaires — telle celle du parler — des apôtres, comme certaines apparitions de la Vierge terrassent ou foudroient ceux qui en sont les témoins : dans ces cas extrêmes de phénomène saturé ne restent plus que les strates les plus passifs de l’appareil cognitif de la subjectivité.
Soit dit en passant que le texte de Descartes que vous avez cité plus haut était fort à propos dans le contexte qui nous occupe, car c’est bien Descartes qui a eu cette pensée d’apparence si simple et presque bête, mais qui semble constituer un défi quasiment insurmontable à nos brebis : "il nous faut penser par nous-mêmes". Et que dire les représentants révolutionnaires des Lumières en 1789, si ce n’est précisément qu’il nous faut nous gouverner par nous-mêmes ?