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Christophe Christophe 31 octobre 2008 21:20

@L’auteur,

Il me semble qu’il y ait un malentendu que vous mettez en avant en mettant en avant la législation de 2004 qui régit les écoles primaires, les collèges et les lycées mais pas les universités.

La laïcité ne peut imposée qu’une neutralité de l’Etat entre les différents cultes au regard du respect de la liberté de conscience.

Tout d’abord, le premier point important est que, dans le cadre de la laïcité, les élèves n’appartiennent pas à l’Etat, seuls les bâtiment et les enseignants sont censés être concernés ; de ce fait, la liberté de conscience prime pour les élèves. Cependant, dans les écoles soumises à la loi de 2004 se posait un problème associé au port du voile : la pratique du sport et principalement la pratique de la natation. La législation tend à vouloir mettre en avant que l’Etat ne pouvant être que neutre quant à la liberté de conscience, et que si un interdit est nécessaire pour la bonne pratique de l’ensemble de l’enseignement pour une religion quelconque, cet interdit doit s’imposer à l’ensemble des confessions. La loi de 2004 a été faite en ce sens.

Par contre, pour l’université, il me semble que, mis à part quelques fillières très spécifiques, l’activité sportive ne fait plus partie des matières enseignées. C’est ce qui, à ma connaissance, n’a pas nécessité l’extension de cette loi faite pour régler un problème précis. Cette loi de 2004 fût un consensus difficile à atteindre puisque nous sommes très limite entre la liberté de conscience et la laïcité. Cette dernière impose qu’aucun signe religieux n’apparaisse sur et dans les bâtiments publics, ainsi que sur les personnels des autorités publiques (ce qui n’était pas le cas auparavent). Mais pour le cas des élèves, étant donné qu’ils n’appartiennent pas aux autorités publiques, c’est normalement la liberté de conscience qui s’applique. Vous comprendrez que dans ce contexte, si une clause particulière est possible pour un problème précis (pratique du sport à l’école), il fût dangereux de l’étendre à des structures pour lesquelles ce problème n’existe pas sans violer volontairement et gratuitement la liberté de conscience.


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