@Léon,
Il existe nombre de codes vestimentaires, même dans nos sociétés occidentales. Dès lors que vous adhérez en conscience à un code, je ne pense pas que vous assumiez vos différences spécifiques et individuelles, mais c’est un choix que je respecte.
Pour les femmes voilées, même si dans la culture ce n’est perçu que comme un signe d’infériorité féminine, dès lors que c’est un choix individuel il me semble difficile d’imposer l’inverse sans contraindre la liberté de choix.
Je ne trouve pas ces pratiques particulièrement acceptables dans notre société, mais pouvons-nous prôner la liberté de conscience en interdisant à certaines de penser et de se comporter en conformité avec leurs convictions intimes ?
J’admets avoir été un peu dur avec Maharadh, car elle a sans doute des valeurs qui sont proches des miennes. Cependant, c’est dans la forme que peuvent prendre les actions de lutte contre les dérives liées au port du voile que nous ne sommes pas, a priori, d’accord.
Légiférer pour restreindre la liberté individuelle serait, à mon sens, aller à contre courant de la liberté politique dont étaient porteur nos Lumières ; il ne faudrait pas, en luttant contre l’extrémisme, anihiler les valeurs de notre société. Dans ce cas, notre impression de victoire sur l’extrêmisme serait réelle, mais ce ne serait qu’une impression. Si nous perdons les valeurs que nous défendons depuis des siècles, ce serait en fait une défaite et une victoire des extrêmismes de tout poil.
Je pourrais vous faire part d’un grand nombre d’anecdotes sur les femmes musulmanes car j’en ai connu et j’en connais encore beaucoup, mes engagements associatifs, principalement pour l’égalité entre les femmes et les hommes me permettent de rencontrer un grand nombre de configurations différentes.
Nous avons plusieurs fois commis des excès au nom de la liberté (Maharadh cite le colonialisme dans une de ses interventions, et je suis d’accord avec elle), il serait bon d’éviter de réitérer ce type d’erreur.