par cette même philosophie relativiste moderne on pourrait aussi condamner tout homme juste qui se lèverait pour dénoncer les injustices dans une société corrompue,la même, cette Bête Sociale comme l’appelle Simone Weil ou le Gros Animal de Platon,la Bête hideuse pleine de blasphèmes,qui a condamné à mort par consensus Jésus et Socrate
avec cette position relativiste,les gros capitalistes spéculateurs et pollueurs ,tueurs et génocideurs,les mafiosi,les nazis , les truands et les gangsters ,les salauds de toutes sortes,peuvent dormir tranquille et même avoir de beaux rêves et de doux avenirs enchantés
Non,ce n’est pas le nombre,la multitude,ni la force qui peut déterminer ce qui est vrai ou juste,bien ou mal,mais la raison,et la raison seule,la raison universelle ,absolue et transcendante --------------"dans le domaine des actes humains ,c’est la raison qui détermine le bien et le mal" (St-Thomas d’Aquin,Somme Théologique) et
"la législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison d’où il appert qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle.Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison,on la déclare injuste,elle ne vérifie pas la notion de loi ,elle est plutôt une forme de la violence" (encyclique Pacem in Terris,Jean XXIII)
ce n’est pas un individu seul ,ni un groupe quelconque quel soit son nombre,qui puisse décider de ce qu’une opinion est vraie ou fausse et une action bonne ou mauvaise ---------------et je dirais même plus ,quand bien même tous les hommes à l’unanimité par consensus,décrète qu’une opinion est vraie que cette opinion est réellement et nécessairement vraie.Je suppose que dans les âges les plus reculées de la préhistoire où tous les hommes sont plongés dans les ténèbres du sous-développement profond de la conscience,tous les hommes pensaient que la terre est plate ,cela n’en fait pas une vérité pour autant
du coup Habemas cité par Christoffe a dit une bêtise endisant qu’on peut déterminer le centre de gravité de la vérité après un dialogue sans faire référence à l’autorité de la raison