Etre supérieur à son adversaire ne suffit quand les caciques de son propre parti savonnent la planche. C’est cela qui a conduit Royal à la défaite en 2007 car ces attaques internes, plus ou moins sournoises, ont décomplexé la droite qui a pu lâcher les fauves (notamment Dati et Morano) sur les mollets de la candidate du PS en ouvrant un procès en incompétence initié par les socilistes eux-mêmes.
Que Royal ait pu, dans ces conditions, réaliser, à peu de chose près le score de Jospin en 1995, relève du miracle et souligne qu’il existe une vraie possibilité de retour au pouvoir pour ce parti. A condition qu’il mette définitivement les querelles d’égo sous l’éteignoir et se range résolument derrière celui ou celle qui sera désigné à sa tête.