Le problème du localisme est le risque de dérives communautaires. Il est par exemple difficile pour un Français d’imaginer les tensions pouvant exister encore aujourd’hui entre les anciennes cités-etats italiennes, unifiées en pays il y a a peine un siècle et demi. Dans la même veine, la construction européenne ne s’est pas faite spontanément mais bien sous l’impulsion de gens qui croyaient que l’interpénétration des marchés et la dépendance mutuelle qu’elle entraîne éloignerait le risque de guerre.
C’est certainement un axe à creuser dans une optique de développement durable, mais il faudrait sans doute la compléter au moins par une mobilité accrue des populations, ce qui ne semble pas simple à mettre en oeuvre.