Je réalise avec fierté que la plupart des citoyens qui ont lu notre article sont conscients des fourberies de l’homme qui fait office de président de la République.
Non, la France n’est pas partie en guerre "la fleur au bout du fusil", éternel mythe destiné à entretenir notre flamme patriotique.
Or le président de la République ne conçoit pas qu’on puisse être mutin sans être un faible (par rapport aux braves soldats qui, eux, combattaient l’ennemi sans relâche), qu’on puisse être un déserteur sans avoir cédé sous la pression trop forte d’une guerre trop dure, trop physique, trop épuisante...
Ce que M.Nicolas Sarkozy ne conçoit pas, c’est qu’on puisse être déserteur parce qu’on est un homme, et un homme responsable.
Non, les Français n’étaient pas heureux d’être en guerre.
Non, ils n’ont pas fait preuve de courage si l’on entend par là qu’ils ont défendu la France en tuant leurs semblables, là-bas, dans les tranchées d’en face.
Ce qu’il tait, cet homme, c’est que nos ancêtres, dont il ne reste plus personne pour témoigner, étaient sous la menace permanente de leurs chefs, et qu’un refus de combattre, c’était la pour eux la peine capitale.
Oui, pourquoi se battaient-ils ? Pour ne pas mourir.
Dans leur camp au-dessus de leurs têtes les sinistres balles ennemies étéaient prêtes à les anéantir, les balles de leurs chefs étaient plus dangereuses encore que celles des Allemands.
Des deux solutions, rester dans les tranchées ou partir à la bataille, ils choisirent la moins risquée : se donner à ceux qu’on présentait comme leurs adversaires.
Quand leurs adversaires étaient ceux qui parlaient la même langue qu’eux.