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Sandro Ferretti SANDRO 28 novembre 2008 10:15

Oui, Had.
Ferrer, finalement, c’est une histoire de lumière. Les lumières de spots et du show bizz où on se brule comme le moustique sur la lampe, la lumière du sud dans ses tableaux, la lumière qu’à la fin il avait perdu, la lumière aveuglante de ce champ de blé.
C’est pour cela que je cite l’Etranger de Camus. Sa fin, où il était aliéné au sens philosophique du terme (c’est à dire "rendu autre"), où il se regardait un peu passer dans la rue et où il n’aimait pas ce qu’il était devenu.
Cette fin rappelle le Meursault de Camus, qui lui aussi commet l’irréparable peu après l’enterrement de sa mère, sous le soleil aveuglant d’Algérie. Et cette fameuse phrase en Cour d’Assises sur les raisons de son acte : "c’est à cause du soleil, Mr le Président, j’étais aveuglé", qui fera rire les jurés.
Il a été aveuglé, Nino, je pense.


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