Mille deux cent vingt-neuf mots – titre non compris – pour pas grand-chose…
Qu’avons-nous ? Une insulte – dont l’équivalent « sale Blanc » nous ferait hausser les épaules et sourire – proférée par un type excédé, dont les causes de la colère nous sont inconnues. Le tout emballé dans un pathos droits-de-l’hommiste complètement hors de propos.
Anglais, l’insulté aurait eu droit à « sale Rosbif », Allemand, à « sale Boche » ou « sale Chleuh », petit, à « sale nabot », roux de chevelure, à « sale rouquemoute », SDF, à « sale clodo », femme à « sale pute », c’est vraiment du cas par cas, dicté par les conditions du moment...
Face à un Subsaharien, « sale Nègre » vient irrésistiblement à l’esprit, à moins qu’il ne s’agisse d’un Pygmée qui pourrait s’attirer un « sale avorton » bien senti.
Donc, transformer en crime raciste une expression malheureuse jaillissant sous le coup de la mauvaise humeur, est totalement excessif…
Cet incident montre simplement que certains ont de beaucoup de peine à vivre la couleur de leur peau. Mais on l’avait déjà constaté lors de la cocasse altercation Zemmour-Diallo.