Encore une fois, je ne conteste pas le problème de la répartition et je suis moi-même favorable à une plus grande redistribution des richesses (par exemple en augmentant les impôts progressifs).
Les quotas de production :
Ça n’est pas un mauvais coup destiné à empêcher l’opulence, c’est simplement un moyen de stabiliser la production dans le temps. C’est vrai, c’est une limitation voulue des richesses, mais c’est pour un bien à long terme : plutôt que d’avoir trop de lait (c’est-à-dire plus qu’on ne peut en consommer) une année, et pas assez la suivante (parce que les agriculteurs, découragés par la chute des prix (ou les invendus) consécutive à la surproduction auront changé d’activité, et qu’il faut quand même des agriculteurs et des vaches pour le produire, le lait), on préfère en avoir en permanence une quantité moyenne mais stable. Ainsi on ne nage pas dans la bouffe une année, mais on ne meurt pas de faim l’année suivante non plus. Les quotas sont des amortisseurs en quelque sorte. Remarquez qu’il s’agit d’une réglementation, d’une intervention de l’état pour réguler le marché et éviter ses mouvements de balancier, alors que l’idéologie capitaliste, ou plus exactement libérale, est opposée aux interventions de l’état.