@ l’Auteur :
Merci de nous avoir rappelé l’existence de Malaparte. Pour avoir lu "La Peau", il y a de nombreuses années déjà, je me souviens en effet des horribles descriptions qu’il fait des scènes de guerre dans le sillage de l’armée américaine lors de sa marche sur Rome. Ces horreurs, il les décrit sinon avec cynisme, du moins avec un grand détachement apparent, presque inhumain. C’est vrai que c’est très impressionnant ...
Je ne saurais dire si Malaparte est celui qui a su le mieux exprimer la guerre dans toutes ses horreurs, tant cette question me paraît indécente, incongrue et choquante, mais d’autres que lui n’ont pas été en reste. Vous citez Tolstoï, mais la littérature russe n’est pas avare de descriptions des horreurs de la guerre. Il est vrai qu’elle disposait de "matière".
Je pense notamment à " l’Archipel du Goulag " où Soljenitsyne décrit des scènes horribles sur le front russe, en Prusse Orientale, où combattant alors comme officier dans l’Armée Rouge, il eut à affronter d’autres unités russes, celles du Général Vlassov, combattant elles aux côtés de la Wehrmacht.
Dans la littérature française, on pourrait aussi citer "La Débâcle" de Zola avec des scènes horribles de la guerre franco-allemande de 1870, sans oublier "Le Grand Troupeau" de Giono (guerre de 14-18).
Et puisque l’auteur fait le lien avec derniers événements de Gaza, n’oublions pas non plus la destruction de Dresde, ville rasée en février 1945 par l’aviation anglo-américaine, alors que la guerre était pratiquement terminée. Me trouvant à Dresde en mars 2005, j’ai pu y consulter de nombreux ouvrages exposés dans les librairies de cette ville, encore actuellement en pleine reconstruction. Les ouvrages dont je parle étaient essentiellement photographiques et je ne sais si un auteur a tenté de décrire par le verbe une telle horreur ?
Restons-en là avec ces superlatifs et arrêtons cette sinistre énumération !
Cordialement !