Je partage votre dégoût, mais soyons conscient qu’il ne s’agit pas de quelques pourris à pointer du doigt. Les causes de ces agissements sont à rechercher dans le principe de fonctionnement de la société de consommation, qui a besoin du gaspillage pour continuer à fonctionner, et dans la logique du capitalisme, pour lequel l’économie est basée sur la propriété privée des moyens de production. Qui pense en termes de (gros) intérêts privés ne pense que secondairement à l’intérêt public, quand il y pense.
Autrement dit, il convient de tourner le dos à un type de société qui atteint ses limites et répond de moins en moins aux exigences de l’humanité, que ce soit en termes de satisfaction des besoins de base ou en termes d’éthique et de justice. Ces exigences ont d’ailleurs été rencontrées dans nos pays grâce à la démocratie et non grâce au capitalisme, lequel n’a eu que le mérite de comprendre qu’il était dans son intérêt de soutenir l’expansion des libertés citoyennes (du moins dans certains pays). La question est de savoir s’il va continuer à y trouver son intérêt, maintenant que les ressources se font rares et les prétendants trop nombreux ?