Une fois de plus, la France qui n’a pas d’anti-communisme aussi primaire qu’aux US, a une politique de logements sociaux qui est ce qu’elle est, certes, mais qui ne cherche pas à tout prix à essayer de conjuguer l’inconjugable, à savoir la finalité de profits d’entreprises privés et les considérations sociales. Et du moins qui n’a pas ébranlé l’économie mondiale, c’est honorable.
Une si maigre régulation tentant par le marché de résorber la pauvreté a été un cuisant échec. Evidemment, fidèles à leur petit logiciel, les libéraux prétendront que c’est le manque de régulation qui en est la cause, et non l’inverse.
La France est heureusement autrement plus politisée pour relativement rapidement repolitiser les effets secondaires de ses régulations, ne sombrant pas dans la promesse des béatitudes libérales.
Cette crise des sub-primes ressemble fortement à s’y méprendre à une volonté de vicier la régulation de l’état, afin de réaffirmer les préceptes libéraux, et d’enfoncer le clou de la dérégulation (renoncement au CRA), ou tout du moins d’en faire des choux gras . Cela s’est retourné contre les instigateurs d’une telle démarche, pour une fois.