Moui, d’accord sauf qu’en effet c’est bien notre mode de vie occidental, qui se définit par le productivisme et le consumérisme, qui est responsable de la partie essentielle de la dérive actuelle. C’est bien l’occident qui tente de manipuler et destabiliser depuis des décennies, les régimes moyen-orientaux, sud-américains, africains, asiatiques, etc., et ce à son seul profit.
Certes l’évolution démographique est globale, certes la pollution est planétaire, certes l’homme est le même partout, mais c’est bien la mentalité occidentale qui actuellement contamine la Chine et l’Inde même...
On ne peut donc pas tout relativiser, et placer les responsabilités de l’occident sur le même plan que celle de l’Afrique par exemple, en terme de pollution de la planète et de corruptions des esprits aux principes du libéralisme consumériste.
L’occident, qui cherche à se défendre de ses responsabilités, parce qu’il ne supporte plus d’être stérilement culpabilisé, qui a su mener le monde dans l’impasse actuelle, mais ne semble pas en mesure d’apporter une solution à la merde qu’il a foutu presque tout seul.
Mon propos n’est pas, justement, de vilipender inutilement "l’occident" qui après tout ne représente qu’une abstraction recouvrant approximativement une zone géographique, et non des individus qui ont sciemment décidé d’aller tous dans le même sens, ce serait effectivement stérile et inutile, mais simplement je voulais souligner que je rejoins l’auteur sur ses conclusions. Dans une démarche collective aveugle, qu’il serait intéressant d’analyser sous l’angle de la nature humaine générale (en cela je vous rejoins parfaitement) ce n’est pas n’importe quelle zone géographique et sociologique qui a répandu cette idéologie empoisonnée... c’est l’occident, et aucune autre. C’est la réalité avec laquelle il faut composer, et il est inutile de se flageller là-dessus, mais au moins de regarder les choses en face, ça pourrait nous faire avancer. Car je crains que le plus gros obstacle actuel, pour que les choses avancent, c’est justement cet aveuglement, que l’on observe dans les sphères financières, qui cherchent à préserver désespérément le système, à écoper le bateau qui prend l’eau de toute part, par d’immenses brèches, alors qu’il faudrait sortir les canots de sauvetage et envisager d’aborder une nouvelle rive, avec des idées nouvelles, autres que celles qui mènent au naufrage en cours de la civilisation occidentale, et à travers elle, à la faillite d’un idéal mondialisé, qui touche le monde entier.