Vous avez raison, Le Chat, la présence des musiciens dans les couloirs est un "plus" qui humanise un univers souterrain par nature froid, impersonnel et, pour certains usagers, anxiogène. même si ce sentiment n’a pas de fondement raisonnable.
Cela dit, comme je l’ai écrit dans l’article, les musiciens "embarqués" sont interdits dans les rames depuis des années par souci de tranquillité des voyageurs. Cela n’empêche pas quelques entorses, notamment de la part de violonistes et accordéonistes roms sans-papiers, parfois talentueux et qui, le plus souvent, bénéficient de la tolérance des agents d’exploitation malgré l’interdiction.
Quant aux autres musiciens, ceux des couloirs, ils bénéficient d ’un agrément qui leur est délivré par la RATP à l’issue de deux séances d’audition annuelles. Comme cette dame qui a longtemps interprété sur sa harpe à Jussieu le superbe Erev shel shochanim’.