Il y a aussi l’acharnement pénitentiaire, lequel n’est jamais que l’application particulière de celui de… l’État. Je note que l’État, sous quelque forme qu’il se présente, à travers le temps et l’espace, présente cette constante : celui de ne tolérer aucune atteinte à son intégrité, ses prérogatives, sa puissance, son autorité… mais aussi de ne « pardonner » aucune atteinte (ou même tentative et, désormais même, aucune idée de tentative, aucune éventualité de tentative, aucune possibilité de tentative…). Ainsi, on relève dans l’Histoire comme dans l’actualité que ce refus de tolérer et de pardonner se transmet de régime en régime, que le changement de régime se fasse par alternance ou renversement. Et, en corollaire, l’État, dans ses évolutions-transformations-mutations de régime, s’attache toujours à honorer, récompenser les fidèles serviteurs de sa « personne » (celles et ceux que l’on nomme les "grands commis de l’État]. Fouchet est assurément, en France, l’exemple le plus notoire du corollaire précité. Et, plus près de nous, il en existe un autre : Papon.