@Le Peripate
Merci pour votre précieux commentaire.
Si l’on pouvait encore en douter, en effet, plusieurs interventions démontre que la racaille est devenue l’agent historique sur lequel certains apprentis révolutionnaires ont jeté leur dévolu, depuis que le prolétariat les désespère du Grand Soir.
Pour certains effectivement, « la condition de la racaille est le produit de l’ordre bourgeois ». Votre formule résume d’ailleurs parfaitement les 2 phases de la « logique » qui est à l’oeuvre :
1° Tout d’abord, une confusion entre condition sociale et comportement individuel, le second étant dans leur raisonnement une conséquence obligée de la première
2° Ensuite, sur la base de cette confusion qui elle-même repose sur la négation du libre arbitre, l’imputation de la responsabilité exclusive des comportements délinquants à l’« ordre bourgeois », lequel est lui-même remplacé dans leur raisonnement par tout ce qui de près ou de loin manifeste la moindre attachement à l’idée de communauté nationale.
Remarquez, il est possible que cette méthode fonctionne pour amener au grand clash tant souhaité. A force d’ériger les délinquants en représentants des populations issues de l’immigration, explicitement à droite dans le discours répressif, implicitement à gauche par recours à l’argument sociologique, toutes les conditions sont réunies pour que le ressentiment entre communautés n’en soit que mieux exalté.
La petite faille dans le raisonnement de ces révolutionnaires, qui sans doute n’ont jamais lu Georges Sorel, c’est que le mythe dont ils ont besoin pour s’insurger risque de les manger tout cru...