Pourquoi s’étonner qu’un fait divers dans une France en voie de communautarisation puisse dégénérer en affrontement communautaire.
En 1987 aux USA , Tom Wolfe publiait le Bûcher des vanités, adapté au cinéma depuis par Brian de Palma. Dans cette fiction tirée d’un fait réel, on relatait la mise en scène par les médias d’un affrontement communautaire.
Ici, en 2009, vingt ans plus tard, on assiste face caméra à l’instrumentalisation d’un fait divers par la communauté juive, et par un homme abjecte et probablement cinglé qui se rappelle qu’il est musulman et qu’il peut grâce à la complicité des médias mettre en scène son dernier baroud, et briller aux yeux d’une poignée de destructurés sociaux.
On peut aussi avec une mauvaise foi particulière, se réjouir de voir la connerie des uns recoupée la connerie des autres. Car entre les nervis sionistes qui veulent faire la peau aux membres de la famille de l’accusé et l’accusé qui lève le doigt en criant « Allahou akbar », il y a d’évidence comme un air de famille .