Bonsoir,
Je vois que le débat fait rage, comme à l’accoutumée...
Je me contenterai donc de donner mon sentiment vis à vis de cet article.
J’ai été gênée par le ton employé dans ce qu’il transmet d’hésitation entre presque « excuser » Fofana et ses sbires (petit galopin, petit criminel..) et le condamner tout à la fois.Il n’y a, amha, aucune explication admissible à de tels faits, exceptée peut-être la folie, mais malheureusement je ne crois même pas que cela soit le cas...
Je trouve que ce procès doit, au contraire, être publique, pour que plus jamais le moindre acte d’une telle barbarie soit, ne serait-ce, qu’imaginé.
La volonté d’en faire, à tout prix, absolument, un crime antisémite, me dérange également.
C’est avant tout un crime, abject, qui mérite la plus sévère des punitions donc la perpétuité assortie d’une peine de sûreté irrépressible. Il me semble qu’effectivement il soit bon qu’il serve d’exemple pour la non-acceptation résolue de la violence gratuite, de toute violence gratuite, et ce quel que soit le prétexte utilisé pour l’avoir pratiquée.
Je pense que ce dingue, et ceux qui l’entouraient, auraient pu s’en prendre à n’importe qui sous n’importe quelle excuse (un bourgeois, ou un fils de.., parce qu’il a du fric, un habitant de tel quartier parce qu’il ne vit pas dans une cité, bref...) on peut tout imaginer.
C’est donc par le biais de ce procès, un moyen de condamner fermement toutes les formes de dérapages violents, ayant en particulier un but vénal.
Les jeunes gens qui en arrivent à de tels extrêmes doivent savoir très clairement qu’ils passeront leur vie au trou s’ils se plaisent à ce genre d’action innommable.
Il ne doit pas y avoir dans ce pays de lieux où l’état de non-droit existe, de même qu’ils ne doit pas y avoir de résidents (nationaux ou pas) qui exercent à leur guise ces principes de non-droit.
La répression face à cela, même un acte futile, doit être sans divergence aucune.