Comment faire tomber les grandes
fortunes ?
Nous créons une association
internationale dont l’objet est de vendre des biens et des services. Cette
association dispose d’une trésorerie initiale constituée de dons, du fruit des
adhésions, et plus tard, de l’émission d’obligations ainsi que du produit des
ventes.
Les dirigeants de cette
association sont élus par les sociétaires pour une durée de 2 ans, non
renouvelable. Un petit tour et puis s’en va. Impossible donc pour des
groupuscules (cfr, bilderberg, trilatérale, aspen…) de miser sur leur candidat
comme cela se fait actuellement avec tous les dirigeants.
L’orientation de l’association
est décidée par les sociétaires selon les principes de la démocratie directe,
et les dirigeants exécutent les décisions arrêtées par les sociétaires. La
démocratie représentative est un échec, il faut le reconnaître.
Des experts interviennent pour
présenter des points de vue contradictoires, et permettre aux sociétaires de
voter.
Les fonds de l’association sont
investis dans une filière, pour la contrôler entièrement. Commencer, par
exemple par les biens et services indispensables, comme l’alimentation.
Une fois qu’une filière et ses
principales entreprises (cotées en bourse) sont ciblées, les sociétaires
boycottent tous les produits et services vendus par quelques entreprises importantes
de ladite filière pendant quelques semaines, et consomment les produits et
services vendus par une entreprise importante de la filière, épargnée. Par exemple,
boycotter x et y et consommer z. Au bout
de quelques semaines, x et y vont s’écrouler faute de client. z, quant à lui,
va augmenter ses capacités de production pour faire face à la demande. Puis,
racheter x et y. Z s’écroule à son tour, et rapidement, en raison des récents
investissements dans l’augmentation de la capacité de production et du déficit
de clients.
Une fois que les premières
filières sont investies, il suffit de désigner publiquement les cibles, sans
forcément mettre la menace à exécution. Le cours des cibles baissera et l’association
pourra les acheter à vil prix.
Une fois que les sociétés sont
progressivement rachetées, les faire quitter la bourse. Changer la politique de
ces sociétés rachetées : la rémunération maximale ne dépasse pas 3 fois la
rémunération minimale ; améliorer la qualité des produits ; supprimer
les frais liés à la communication (marketing assuré de facto par les
sociétaires qui sont une clientèle captive, ce qui entraîne corollairement une
baisse importante du prix des produits et services vendus), etc. La communication (marketing, conditionnement, etc.) représente dans certains secteurs jusqu’à 40% du coût d’un produit ou d’un service. Bref, le coût de la concurrence.
On peut même imaginer la création
par l’association d’une monnaie. Le club Med l’a fait à ses débuts. Et les
cartes de fidélités ne sont rien moins que cela.
Toute personne qui dispose d’une
fortune qui dépasse le plafond fixé par l’association ne peut pas consommer les
produits et services vendus par cette association. Si quelqu’un qui dispose de 10 millions peut
acheter une baguette à 90 centimes, c’est parce que plusieurs personnes qui
disposent de beaucoup moins l’achètent au même prix. En revanche, si les boulangeries sont tenues
par l’association, cette personne qui dispose de 10 millions devra créer sa
propre boulangerie pour son usage personnel. Et sa baguette lui coûtera
beaucoup plus que 90 centimes. La baguette est une métaphore bien sûr. Dans
tous les cas, l’écart de fortune entre cette personne et les autres ne pourra
que diminuer, et elle sera obligée de renégocier un contrat pour appartenir à
la société des hommes.
A quoi sert l’argent si on ne
peut rien acheter avec ?
Une fois qu’il n’y aura plus de
grandes fortunes ; une fois que l’écart des fortunes se sera
considérablement amoindri, beaucoup de crimes et délits disparaîtront, comme
les multiples bulles.