@ l’auteur,
à défaut de féminisme, ce sont les femmes que vous n’aimez pas : vous n’aimez pas la place qu’elles ont pris dans la société ; les échelons qu’elles ont âprement gagnés au fil des décennies ; la position que certaines prennent, parce que là où vous voyez une « blague bien grasse », elles y voient une atteinte à la dignité des femmes... votre photo en est un exemple : la demoiselle hilton n’est pas spécialement réputée pour la qualité et la profondeur de sa pensée...
- "De la joyeuse épouse, fidèle et bien dévouée, à la mise en plis
impeccable tout droit sortie d’une pub vaisselle, elle est rapidement
passée à la femme consciente de sa condition de victime puis bientôt, à
l’Executive woman, la salariée « … Chanellisée le jour, Alaïsée le
soir,… ». Une évolution qui l’a finalement conduit à muter, au dernier
stade connu de son développement, en une jouisseuse consommatrice
adepte des derniers gadgets à la mode et autres produits jetables made
in china. Nos sociétés ont finalement réussi, avec l’aide inespérée du
féminisme et de ses premières combattantes -chiennes de garde s’il en
est-, à faire de l’aliénée l’archétype de la femme moderne. Jamais plus
qu’aujourd’hui les femmes n’ont été confrontées à autant de
sollicitations, d’images, de messages ou encore de pressions. Jamais
les femmes n’ont connu autant de facteurs possibles d’aliénation.«
oh mon dieu ! la femme consomme du chanel et de l’alaïa comme elle respire ! je ne savais pas que nous étions si riches, ni que nous étions addicts à la consommation !
au cas où vous l’ignoriez, beaucoup de femmes, issues de milieux modeste, sont maintenant professeurs de médecine, avocates, magistrates, chefs d’entreprise, astronautes, chercheuses dans les laboratoires de recherche ... il y en a même qui sont prix nobel ! eh, oui, les femmes ont des neurones, et savent s’en servir ! il parait même qu’à l’école, elles ont de meilleurs résultats dans l’ensemble ; elles sont plus douées que les mecs en maths-physique, et que si on ne leur mettait pas les bâtons dans les roues, il y aurait plus de femmes dans les domaines de pointe de la technologie...
autre chose, les femmes sont capables de faire plusieurs choses à la fois : héritage du temps où elles faisaient la cuisine, tout en surveillant les marmots du coin de l’oeuil !
quand à simone de beauvoir, je ne peux que vous recommander la lecture du »2° sexe« : on ne nait pas femme, on le devient » et celle des « mémoires d’une jeune fille rangée »
les féministes que vous dénoncez, se comporteraient... comme les hommes depuis qu’ils ont compris qu’ils avaient des muscles à la place des neurones pour occuper les places prépondérantes en politique, en entreprise, en économie, en religion, dans les diverse professions...
pour vous satisfaire, faut-il que nous retournions devant nos fourneaux, et rester mineures toute notre vie, comme l’avait défini napoléon et qui restent en vigueur dans certaines sociétés ? ,
- "(...)sortir les femmes -celles des petites classes- de l’aliénation d’un
foyer castrateur de féminité -excusez l’expression- en faisant naître
chez elles ce sentiment qu’elles n’étaient finalement rien d’autre que
des « Cendrillons » à deux balles au service de leur footeux de mari, a
certainement été l’entreprise de lavage de crânes la plus difficile à
instituer à l’échelle du monde occidento-américain. Une entreprise
difficile, oui mais voilà ; une entreprise qui a bien fonctionné tout
de même. Chemin faisant, la femme moderne, la SuperWoman qu’ils
disaient -comme Fitoussi-, s’est affranchie du carcan marital, de sa
cuisine poisseuse aux murs gorgés d’huile de friture pour investir, là
encore, aujourd’hui pas tout à fait à l’égal de son détracteur, la
sphère du monde qui bouge, celle de l’argent roi et du patron –encore
lui…-.
vous insultez la mémoire de nos mères, grands-mères, aïeules qui se sont dévouées à tenir propre leur maison, à cuisiner chaque jour en faisant preuve d’ingéniosité, et à élever du mieux qu’elle ont pu leurs enfants en s’oubliant pour que la famille soit un havre de paix.
notre société est suffisamment évoluée pour permettre à chacun, fille ou garçon, de décider s’il veut rester à la maison pour élever ses enfants ou aller au boulot, pour s’épiler ou non... si la virilité résidait dans la longueur de quelques malheureux poils de la moumoute du poitrail, il y a longtemps que les scandinaves ou les asiatiques ne se reproduiraient plus !
petite remarque :
"Non en fait je viens de vous mentir.
J’aime pas le féminisme et puis tout ce qui s’y rapporte.
J’aime pas(...)«
la forme négative emploie le »
ne« ou »
n’« suivi du »
pas« : on écrit »
je n’aime pas"
et les rhododrendrons, vous aimez ?