La notion anglaise de « conspiracy » pouvait, avant 1820, jouer le même
rôle (comme encore les lois françaises de 1895) dans la mesure où elle
stipulait que la seule intention d’une atteinte au patrimoine ou à la
sûreté de l’État était déjà criminelle. L’inculpation pour "association
de malfaiteurs" va permettre à MORI de mener des enquêtes plus
complexes, d’inculper pour des délits commis plusieurs années
auparavant et à mettre à jour de nombreux réseaux. Mais, le plus
souvent, la notion « d’association de malfaiteurs », comme cela apparaît
dans le décret R.D. du 25 juillet 1926 n°1254, permet, par son usage
extensif, de proposer pour la relégation "les personnes désignées par
la rumeur publique comme chef de file, simples participants ou
complices d’associations à caractère criminel ou menaçant pour la
sécurité publique".
« association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes et porter atteinte à la sûreté de l’État »