@mcm :
Voilà les références que vous avez demandé :
Edition française de Mein Kampf Nouvelles
Editions Latines
pages 306 et 307 : "Mais la meilleure
définition en est fournie par le produit de cette éducation religieuse : par le
juif lui-même. Sa vie n’est que de ce monde et son esprit est aussi profondément
étranger au vrai christianisme que son caractère l’était, il y a deux mille
ans, au grand fondateur de la nouvelle doctrine. Il faut reconnaître que
celui-ci n’a jamais fait mystère de l’opinion qu’il avait du peuple juif, qu’il
a usé, lorsqu’il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du seigneur
cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne
voyait dans la religion qu’un moyen de faire des affaires". L’épisode du
fouet est évoqué en Jean II, 14. Hitler
justifie bien son antisémitisme en se référant au christianisme et à son fondateur
Jésus.
De la même façon dans un autre passage, il évoque la menace que le
Juif fait peser sur la Chrétienté, la référence n’est plus uniquement raciale
mais aussi religieuse et chrétienne.
Edition française de Mein Kampf Nouvelles
Editions Latines page 557
"le
juif a atteint son but : catholiques et protestants se combattent à cœur joie
et l’ennemi mortel de l’humanité aryenne et de toute la chrétienté rit sous
cape…"
Enfin un
autre passage où l’on peut faire le parallèle entre l’obstination aveugle
et la pensée dogmatique d’Hitler et des nazis et la vision qu’Hitler qu’avait
du modèle « Eglise »
Edition française de Mein Kampf Nouvelles
Editions Latines pages 456 et 457
"Ici encore, il nous faut prendre des
leçons de l’Eglise catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus d’un
point- et souvent d’ailleurs d’une manière surtout apparente- heurte la science
exacte et l’observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite
syllabe des termes de sa doctrine. Elle a reconnu très justement que sa force
de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait avec les
résultats scientifiques du moment, résultats d’ailleurs jamais définitifs, mais
dans son attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et
qui seuls confèrent à l’ensemble le caractère d’une foi"
Bref…le propos est simplement de montrer que
le caractère païen ou non-chrétien de la pensée hitlérienne ne tient pas, les
références sont autant implicites qu’explicites tout au long du livre, et la
perspective hitlérienne peut se rapprocher d’une perspective fanatique et
religieuse à connotation chrétienne (mais seul Jean semble avoir ses faveurs).
Je vous conseille de lire ce « livre »
afin de bien saisir la psyché d’Hitler et ce qui a structuré sa pensée, mais je
vous préviens quant à son insipidité. Ses conversations avec Speer sont moins indigestes et résument assez bien sa pensée et son rapport à l’Eglise.
Cordialement,