« notre sentiment d’exister repose sur cette transformation continue » ???
Si seulement c’était le cas , le sentiment de mort et de renaissance permanente qui en découlerait nous affranchirait de la peur de la mort et de tous les comportements compensatoires dont l’accumulation produit souffrance et destruction. Dans ce monde idéal, nous nous percevrions tous égaux dans notre éphémère condition.
Bien au contraire, il est facile de constater que la tendance de l’être humain est de se figer autour d’une identité psychologique, dont seule une démarche volontaire permet de s’émanciper, et rarement de façon définitive... c’est un non-combat permanent.
Attention aux philosophies énonciatrices et simplificatrices basées sur des postulats non vérifiables (mais séduisants) : elles peuvent justifier toutes les malhonnêtetés, toutes les manipulations au bénéfice de quelques uns.