moorea 34
Mais qu’est-ce que vous chantez ?
L’isostaticité et l’hyperstaticité n’ont rien à voir avec le caractère redondant d’une structure.
En résumé :
Quand les équations d’équilibre de la statique ne permettent pas de
déterminer les réactions des points d’appui (car ces derniers offrent
trop d’inconnues au niveau des liaisons ) on parle de système
hyperstatique, ou d’équation statiquement indéterminée.
Et le degré d’hyperstaticité d’un système est proportionnel au nombre
d’inconnues. Bref, cela n’a aucun rapport avec la redondance, même si
les systèmes redondants appellent souvent l’hyperstaticité.
Une structure peut être redondante et isostatique, tout comme elle peut être hyperstatique et pas du tout redondante.
exemple :
Si vous avez plus de poteaux que nécessaire mais que vous êtes capable
de déterminer pour chacun d’eux leurs réactions aux points d’appui
avec les équations d’équilibre de la statique, alors votre structure
est redondante et isostatique.
Pour le terme coef de sécurité et bien je le préfère à coefficient partiel de sécurité dans le cas de l’ensemble de la structure. J’ai tendance à associer le coefficient partiel de sécurité avec des pièces en particulier calculées en fonction de la résistance du matériau. Le terme coef de sécurité,
lui est plus générique et s’applique mieux à l’ensemble de la structure
car il tient en compte les éléments redondants (pas uniquement le
matériau).
Quoi qu’il en soit on emploie toujours « coefficient de sécurité », en tout cas on ne m’en a pas fait grief ; il s’agit du terme générique. Peut-être avez-vous confondu avec coefficient de pondération ?
Et
pour le bouquet final vous nous aurez appris qu’un acier à 600°C reste cassant comme si de rien.