« Comment un effondrement unidimensionnel peut-il toucher un bâtiment ... qui n’est pas dans cette dimension ?
C’était la question posée par ffi et évitée magnifiquement par toi. » : Ah mais si ce n’est que ça ! Fallait le dire tout de suite, au lieu de se perdre en loghorrées ennuyeuses...
La réponse est : un immeuble qui s’effondre en ligne droite vers le bas projette inévitablement une quantité de débris variant selon la nature de l’immeuble, de sa hauteur de chute : les vidéos du WTC montrent clairement ce phénomène. L’énergie nécessaire à la propulsion est fournie par la force de gravité. L’impulsion qui éjecte les débris hors de la ligne droite (qui est la direction naturelle ) est une conséquence de l’effet catapulte : lors de la chute, un débris se place un instant sur un appui, formant un levier. La chute de débris de taille et de masse différente fournit alors le projectile d’une part et la force d’impulsion d’autre part. Bien entendu, le phénomène est très rapide, de l’ordre de la seconde. Très peu de débris peuvent se retrrouvés catapultés de cette façon et effectivivement, ce fut le cas au WTC. L’ejection se produit selon n’importe quel angle et les débris frappent les alentours au hasard, avec plus ou moins de force : Le WTC 7 étant dans l’alignement de la tour, il a reçu une plus grande quantité de débris que les immeubles adjacents.
Si vous regardez d’ailleurs des vidéos de véritables démolitions controlées, vous noterez qu’aucun débris massif ne part dans les airs. Ce qui est normal, car l’immeuble est préparé, affaibli et miné de telle façon à ce que tous les débris massifs tombent en ligne droite. Seule la poussière échappe au minage en raison de sa légèreté face au vent.