Certaines associations se voient confier des missions de service public par l’Etat ainsi que par les collectivités locales.
Ces transferts, ou externalisations, étaient justifiés à l’origine par le fait qu’ils évitaient aux collectivités publiques de mettre en oeuvre leurs propres moyens (personnel, locaux, etc...) et que par conséquent cela coûterait moins cher. Une autre justification consistait à dire que les associations offraient davantage de souplesses que la fonction publique (rigidité des statuts, par exemple).
Où en sommes nous aujourd’hui de ces justifications ?
- Certaines associations ont grossi de manière importante et présentent aujourd’hui les mêmes symptômes que ceux reprochés aux collectivités publiques à l’origine (frais de fonctionnement importants, ratios de personnel en leur défaveur par rapport à des services gérés par les Fonctions Publiques, etc...
- A cela s’ajoutent une tendance à la thésaurisation de subventions publiques par certaines associations (donc des avances de fonds publics inutiles) et un manque de contrôle financier et d’audits des collectivités publiques sur ces associations, que ce soit à cause du manque de moyens des administrations ou bien par laxisme ou bien encore parce qu’il n’existe pas une volonté politique d’aller au fond des choses afin de ne pas froisser ces « partenaires ».
Ces situations évoquées existent bien, notamment dans le domaine social. Elles coûtent cher au contribuable...
Ce sont les mêmes principes dogmatiques qui président aujourd’hui à l’externalisation de missions de service public aux entreprises privées par la voie de la délégation de service public ou des marchés, dans les domaines de l’eau, des transports, de la restauration scolaire, pour ne parler que de ces exemples.
La différence avec les associations, c’est que les entreprises privées peuvent faire des bénéfices, et elles ne s’en privent pas. Si le contrôle de leur activité existe, celui sur le prix est quasi inexistant et en tous les cas les prix proposés sont quasi invérifiables.
Le mouvement d’externalisation des missions de service public se poursuit et s’étend. Si leur exercice ne peut pas enrichir les associations, cela coûte cependant cher à la collectivité.
Quant aux délégations et marchés, cela répond au dogme de la « création de richesses » label exclusif des entreprises privées, mais dont les effets se font surtout sentir pour les actionnaires au moment de la distribution des dividendes qui auront été payés sur des fonds publics, donc par nos impôts.