@ Allain Jules,
Dans votre inénarrable « Iran, l’incroyable obscurantisme ? », article qui
vantait il y a peu les vertus incomparables de la "démocratie
iranienne", vous aviez conclu votre panégyrique par les mots suivants :
"Il faudra bien qu’un jour, on mette fin à ce manichéisme caricatural
qui veut qu’on se choisisse un ennemi potentiel, toujours, pour vouloir
exister d’une façon ou d’une autre en mentant outrageusement."
Cette phrase illustre à mon sens parfaitement la teneur de votre présent article.
Plutôt que de concéder que la démocratie tant vantée par vos soins n’en
est pas une, et que la notion de contre-pouvoir y est une hérésie pure
et simple, vous imputez à un homme seul la responsabilité de crimes qui
résultent de la nature même d’un régime.
Mais peut-être que dans votre conception de la démocratie, il est dans
l’ordre des choses de réprimer dans le sang toute manifestation remettant en cause la
légitimité d’un scrutin : auquel cas votre précédent article à la
gloire du régime iranien prendrait tout son sens.