Un groupe de pression, quelle que soit sa légitimité ou sa représentativité, ne devrait jamais peser sur l’issue d’un procès. L’opinion publique constitue également un groupe de pression, même s’il est plus informel, et l’expérience a montré par exemple en Angleterre que des criminels comme Myra Hyndley, tueuse d’enfants, n’avait jamais été libérée après avoir purgé leur peine, sous la pression de l’opinion publique.
L’Angleterre n’étant pas républicaine, il ne s’agit donc pas d’un déni républicain, mais bien d’un déni de justice, et de précédents dangereux, où la vindicte populaire se substitue aux gardes-fous mis en place pour éviter que la justice ne soit ramenée à la loi du talion.