Armand, pourquoi faire un procès alors ?
Il y a des règles et elles ne sont pas toujours satisfaisantes, mais les exceptions remettent en question la soi-disante impartialité de la justice. Personnellement, ayant purgé sa peine, je n’avais aucune objection à ce que cette femme soit libérée, bien que ces crimes me répugnent.
Il est intéressant que vous évoquiez le cas de James Bulger. Parce que ce crime a été commis par des enfants, il semble encore plus incompréhensible. Je vous inviterai à lire le livre de Gita Sereny sur cette affaire. J’avais deux enfants en bas âge à cette époque, mais je ne peux pas m’empêcher d’éprouver beaucoup de compassion pour ces deux enfants, 10 et 11 ans à l’époque, qui malheureusement ont vécu à leur âge ce qui sera heureusement épargné à la majorité d’entre nous.
Mais je voulais aborder le problème des groupes de pression qui me paraissent extrêmement dangereux, non pas pour les idées qu’ils véhiculent, parce que certaines sont conformes aux miennes, mais parce que leur influence est proportionnelle à l’argent qu’ils peuvent mobiliser.