mercredi 24 juin 2009
La stratégie de prise de contrôle sur le corps des femmes par un code vestimentaire est inacceptable
Par Regards de Femmes
La
stratégie de prise de contrôle sur le corps des femmes par l’obéissance
à un code vestimentaire céleste de bonne conduite est inacceptable. Le
voile des femmes, stigmate de discrimination, de séparation, de
fantasmes sexuels considère les femmes comme propriétés de leur mari et
intouchables par les autres. L’affichage ostensible du marquage
archaïque possessionnel et obsessionnel du corps féminin est le cheval
de Troie de l’islam politique pour montrer sa capacité d’occupation des
espaces et des esprits.
Dans
l’espace public, de plus en plus de fillettes portent le voile
islamique, ce marqueur archaïque et « claustrant » de l’oppression des
femmes. Comment construire le principe d’égalité en droit entre les
hommes et les femmes ? De plus en plus de femmes sont enveloppées dans
une « burqa » qui les couvre entièrement afin que même dehors, elles
restent « dedans ». C’est leur voler leur identité puisqu’elles ne
doivent pas être identifiables.
Les
machocrates ont besoin de l’assujettissement volontaire des femmes.
Leur stratégie manipulatoire est simple : faire croire aux femmes que
leurs dieux ont les yeux fixés sur elles. Imbues de leur importance, en
attendant de rencontrer les divinités dans l’au-delà, celles-ci
acceptent d’obéir aux diktats des hommes, représentants des dieux sur
terre.
Tolérer
qu’il s’impose à des femmes, sous prétexte religieux, de se dissimuler
dans l’espace public contrevient gravement au principe d’égalité en
droits, devoirs et dignité des femmes et des hommes et à la laïcité.
La
commission Stasi, les rapports des inspecteurs généraux, ont montré les
troubles à l’ordre public engendrés par les demandes dérogatoires aux
principes républicains.
Regards
de femmes a pris l’initiative d’une adresse aux parlementaires pour
demander d’étendre la loi de 2004 sur les signes religieux :
à l’université et dans les établissements publics d’enseignement supérieur
à certaines catégories de la population, en situation de faiblesse, notamment les fillettes,
à des tenues, qui dissimulent entièrement les femmes, telle la burqa.
Parmi les parlementaires signataires,
Pascale Crozon, Marc Dolez, Nicolas Dupont-Aignan André Gerin,
Françoise Hostalier, Catherine Quéré.
Françoise Hostalier est l’auteur d’une
proposition de loi visant « à interdire le port de signes ou de
vêtements manifestant ostensiblement une appartenance religieuse,
politique ou philosophique à toute personne investie de l’autorité
publique, chargée d’une mission de service public ou y participant
concurremment », signée par plus de 60 députés.
André Gérin demande la création d’une
commission d’enquête sur le développement du port de la burqa par des
femmes en France. Il a été rejoint par 57 parlementaires.
Il est indispensable de légiférer pour
faire respecter nos principes fondamentaux de laïcité et d’égalité des
sexes, garants de la paix civile.
Regards de femmes