IL se rend compte en rencontrant
des militaires et des officiels français, par leur silence et leur gêne qu’il ya une grande différence entre
la version officielle (la
France est
intervenue avec Turquoise afin de sauver les Rwandais) et la triste réalité (la
France a
aidé et soutenu les extrémistes Hutus depuis le début dans la préparation du
génocide, pendant, en leur fournissant des armes, en recevant les dirigeants
génocidaire à l’Elysée et après en empêchant l’avancée du FPR avec Turquoise,
expédition surarmée, et en exfiltrant les chefs génocidaires sur le territoire
français)…
Pour prévenir l’effet du
scandale, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin,
monte au créneau dans Libération.
Éprise de paix, la
France aurait
facilité les Accords d’Arusha et aurait été surprise par le génocide. Elle
aurait alors déployé l’opération Turquoise pour mettre fin aux massacres et
aurait ultérieurement lancé une enquête parlementaire pour analyser ses
erreurs. Depuis, elle aurait tiré les leçons du drame et s’impliquerait plus
efficacement. Malheureusement ce plaidoyer de défense de l’État n’est pas
crédible. La présence de militaires français aux côtés des responsables du
génocide avant et pendant les événements est largement documentée, comme vient
de le montrer la commission d’enquête citoyenne mise en place par l’association
Survie. Donc ce type ment comme il respire et cherche à minimiser et à cacher
ses responsabilités, comme Juppé, comme H Védrine, comme E Balladur, comme B
Debré, comme M Roussin, comme C Pasqua et bien d’autres responsables politiques
et militaires. Mais les crimes de génocide sont imprescriptibles et une épée de
Damoclès est suspendue au dessus de leur tête, ils ne pourront pas échapper
toute leur vie à leurs juges.
Patrick de Saint-Exupéry fini son livre ainsi :
« Quand à nous, Monsieur...Oui, nous deux. Nous nous
trouvons à présent contraints de couper le fil.
Sèchement brutalement. Car dès lors, vous intervenez. Vous devenez
un acteur. Nous voici parvenus à l’extrémité. A ce point où nous devons nous
devons nous séparer. A ce moment où les masques doivent tomber. Vous avez un
nom, Monsieur, vous vous appelez Dominique de Villepin. Vous avez également une
fonction : ministre des affaires étrangères.
En septembre 2003, c’est en tant que tel que vous avez
entonné la chanson des génocides.
Ces mots viennent de loin. Déjà, en 1998, vous avez
été l’un des rares, l’un des très rares hauts diplomates concernés par le
dossier, a ne pas avoir été entendu par la mission d’information parlementaire
sur le Rwanda.Un télégramme, dont il est précisé qu’il est signé de votre nom,
est toutefois cité dans le rapport « la lumière tue », avez vous
déclaré un jour.
En 1994 au moment du génocide, vous étiez directeur de
cabinet d’ Alain Juppé, ministre des affaires étrangères.
Vous vous êtes alors montré d’une discrétion exemplaire,
tout en agissant activement en coulisses. En pleine opération Turquoise, vous avez
même bloqué de votre popre autorité les négociateurs envoyés par Edouard
Balladur et François Léotard auprès de la rébellion. Mais surtout, Monsieur le
ministre...Au début des années 1990, vous étiez l’adjoint diect de Paul Dijoud
au Quai d’Orsay. En 1992, vous vous êtes impliqué, personnellement dans le
dossier rwandais. « Vess la fin 1992, je suis allé avec D de Villepin »
m’a un jour confié un officier français de très haut rang...
Vous saviez donc tout, Monsieur le ministre des affaires
étrangères.
Depuis le début"
Ce génocide, c’est aussi votre histoire. P de St
Exupéry"