Editorial de Khaled Asmar - Beyrouth
Une bonne nouvelle pour le Hamas à Gaza : « l’industrie de la mort » est rentable
Selon Radio-Orient, l’une des écoles de l’UNRWA bombardées hier à Gaza servait pour stockage de munitions
mercredi 7 janvier 2009 - 17h15, par Khaled Asmar - Beyrouth
En février 2008, un responsable du
Hamas, Fathi Hammad, saluait en direct à la télévision les "acteurs au
sein du Hamas et de la population palestinienne qui ont réussi à
transformer la mort en véritable industrie". Aujourd’hui, il doit se
réjouir de la rentabilité de celle-ci.
Pour Fathi Hammad, « les Israéliens ne
savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches
sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent
toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos
combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux
femmes et aux enfants pour dire à l’ennemie sioniste que nous tenons à
la mort autant qu’il tienne à la vie ». [voir l’enregistrement vidéo en cliquant ici]
Moins d’un an après ces propos, Fathi
Hammad devrait être ravi du carnage commis à Gaza hier. Il doit jubiler
en constatant que son industrie de la mort est très rentable. En ces
temps de crise, le Hamas booste l’industrie de la mort comme l’avaient
fait ses aînés du Hezbollah au Liban à plusieurs reprises déjà (Qana
1996 et Qana 2006). Le Hamas tire en effet des obus depuis des écoles
servant à la fois de refuge et d’entrepôt de munitions, voire même de
centres d’entraînement et d’endoctrinement pour jeunes enfants [voir ici la vidéo sur ces endoctrinements, diffusées par la télévision du Hamas]. Le Hamas et le Hezbollah sont en effet deux mouvements idéologiques qui usent des mêmes méthodes et du même discours. (Lire ici concernant le Hezbollah.
La riposte israélienne est ainsi
sciemment provoquée, et ne pouvait que produire ces carnages utilisés
par le Hamas pour sensibiliser l’opinion et retourner la situation en
sa faveur. Plus ce genre de scènes se reproduit plus des émissaires
occidentaux effectuent le pèlerinage au Caire et à Damas, et plus le
Hamas fait monter les enchères. Une véritable industrie de la mort,
avec service commercial et service après vente !! Sans doute aussi, le
Hamas devrait penser à investir dans les Pompes funèbres pour assurer
une présence dans toutes les étapes du processus. D’ores et déjà, il
verse des allocations à la procréation et encourage la polygamie, dans
l’objectif de doper la démographie et l’industrie de la mort en bout de
chaîne...
« Radio-Orient », qui est pourtant
arabe, musulmane et pro-palestinienne, et qui multiplie les appels aux
dons au profit des Palestiniens, ne manque pas de souligner ce matin
qu’au moins une des écoles de l’UNRWA bombardées hier à Gaza contenait
un stock d’armes et de munitions. Leur explosion a provoqué la
catastrophe.
Après ce qui précède, il devient
légitime de s’interroger sur les capacités mentales et de discernement
de certains « penseurs et intellectuels » qui osent encore défendre le
Hamas ou le Hezbollah en Occident. En particulier, ceux qui continuent
de dire que le Hamas et le Hezbollah sont différents, qu’ils sont
idéologiquement, politiquement et religieusement divergeant, suscitent
la plus grande pitié. Invité d’une radio française internationale, en
novembre 2006, le chercheur libanais Antoine Sfeïr s’était
littéralement révolté pour démentir l’existence de la moindre
coopération entre le Hezbollah et le Hamas, expliquant aux auditeurs
que « l’un est libanais et chiite, et l’autre est palestinien et
sunnite et que de ce fait, tout les oppose ». Il avait oublié de
mentionner que les deux mouvements sont armés, financés et manipulés
par les mêmes, et que la salle d’opération et de commandement se trouve
ainsi, pour les deux, à Damas.
En définitive, il est facile de
conclure que « plus ça meurt à Gaza ou au Liban, mieux ça vit en Syrie
et en Iran ». Autrement dit, plus l’industrie de la mort est développée
et florissante par le Hamas ou le Hezbollah, plus le capital du maître
d’œuvre et du maître d’ouvrage (Syrie et Iran) monte.
Khaled Asmar
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