[Yves Fouquart est physicien de l’atmosphère, spécialiste des transferts d’énergie par rayonnement dans l’atmosphère terrestre, il a dirigé le laboratoire d’optique atmosphérique de l’Université de Lille. Membre du comité scientifique du Programme Mondial de Recherche sur le Climat de 1986 à 1992, il a participé à la rédaction du rapport 1995 du Groupement Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (IPPC / GIEC). Il est notamment l’auteur du livre Le climat de la Terre : fonctionnement de la machine climatique aux éditions Septentrion ]
Les centrales thermosolaires agissent comme des pièges à énergie solaire et comme de gigantesques radiateurs. Une centrale thermosolaire est un gigantesque four qui fonctionne en permanence, 24H sur 24 et 365 jours sur 365.
Les sables clairs (lègers et secs) du désert ont un albedo (= reflectance) relativement élevé (environ 0.25 à 0.45, retenons 0.35) : ils réfléchissent 35% de l’énergie solaire incidente vers l’espace. Si les sables sahariens étaient noirs, la température saharienne serait encore plus élevée. »De nos jours, la température moyenne sur notre planète est de 15°C. Si la Terre était recouverte de forêts, la température serait de 24°C. Sur une Terre désertique, la température serait de 13°C. Si elle était entièrement recouverte par des océans, la température serait de 32°C, parce que les océans sont sombres, et ont un albédo faible, comme un objet noir. Notre planète, si elle était recouverte de glace, serait très froide (-52°C) !«
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Les centrales thermosolaires possèdent des miroirs qui concentrent l’énergie solaire vers un tube collecteur (ou vers une tour collectrice), piègeant ainsi l’énergie solaire. Un fluide chauffe, ce qui permet de faire évaporer de l’eau et faire tourner une turbine et de générer de l’électricité. Il faut pour cela une source froide (eau douce, eau de mer ou air relativement »froid« ) pour que cela marche d’un point de vue thermodynamique (Carnot). Compte-tenu des pertes sur toute la chaîne (tubes collecteurs, canalisations de transfert, turbine, alternateur...), seule environ 15% * de l’énergie solaire incidente reçue par les miroirs est finalement convertie en énergie électrique…Le reste, soit 85%, est perdu sous forme de rayonnement infra-rouge et de flux de chaleur…et réchauffe l’atmosphère. »
la source : http://www.reporterre.net/spip.php?article488
Milieu désertique ou pas, je comprends assez bien, avec mon simple bon sens, que l’énergie solaire captée par les panneaux solaires contribue à réchauffer encore un peu plus l’atmosphère. Je ne dis pas qu’il faille se détourner du photovoltaïque, je dis simplement prudence. Pas d’euphorie en la matière.