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Marc Bruxman 24 août 2009 19:28

Après les technologies et l’immobillier, voici la bulle de la dette publique.

Pour l’instant, cette dette trouve preneur, car les gens ont peur et qu’il reste du collatéral à privatiser.

Mais alors que l’on parle ci et la de sortie des plans de relances, une nouvelle vague de problèmes va déferler sur les USA avec la faillite de l’immobillier commercial et de bureau ainsi que le « recast » des Option-ARM et Alt-A. C’est pour cela que les banques en ce moment ne remettent pas leurs bénéfices sur le marché du crédit. Elles savent qu’il faut faire du gras pour affronter ce qui va venir.

Car la prochaine fois qu’il va y avoir un choc financier, les états ne pourront plus remettre au pot. Ou tout au moins ils vont essayer pendant quelques mois, parviendront certainement à renflouer les établissements les plus fragiles. Et vont commencer à tout privatiser massivement pour payer ce qu’ils doivent.

A ce moment la, l’abscence d’actif en contrepartie des dettes de l’état va provoquer un credit-crunch massif via un crash des obligations d’état. Ce qui signifie à court terme un cocktail explosif avec augmentation d’impôts et fermetures de services publics et vente de biens d’état en catastrophe. Le paiement des prestations sociales risque d’être interrompu et si il y a des troubles l’état d’urgence risque d’être décrété. Les principales monnaies Euro et Dollar seront ensuite dévaluées avec la bénédiction du FMI.

Si les renflouements permettent au privé d’assurer les services publics strictement essentiels sans dommage au moins dans les grands centres économiques, le gros de la crise sera alors passé et l’économie pourra se reconstruire après une dévaluation massive de nos monnaies. On assistera simplement à des réformes brutales, réformes qui auraient du être faites depuis longtemps. L’union européenne pourra également assurer une certaine mutualisation administrative entre les états européens, assurant par la même la survie d’un minimum d’institutions politiques. Cela ne sera surement pas très drole, mais les historiens retiendront que l’on est sorti de la société industrielle dans les années 70 et que les institutions politiques auront mis 40 ans à s’adapter.

L’éclatement de la société industrielle, constatée dès le premier choc pétrolier et la désindustrialisation dans les années 70 ont en effet incités les états à investir dans le social (Chomage, RMI, ...) et à accroitre leur part dans le PIB y compris dans les économies dites « libérales ». Tout cela s’est fait par l’endettement public L’encouragement de bulles spéculatives par ces mêmes états via des politiques accomodantes a permis au système de la société industrielle de se maintenir à crédit. Mais les dettes sont de plus en plus insoutenables dans toutes les économies et ce système va éclater. Une société basée sur les services, a besoin d’un environnement politique différent de celui de la société industrielle pour fonctionner. Un environnement ou l’état joue un role moins important. Le problème c’est que les états ont tout fait pour refuser cette évolution nécéssaire. Cela les conduit au bord du gouffre !

Souhaitons en tout cas un peu d’inflation d’ici la voir même beaucoup, cela facilitera grandement le retour à la normale de l’économie.


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