Le débat est limité par les crocodiles du même lac. Ainis on ne nous parle que d’un choix entre Keynes et l’école de Chicago comme si l’économie se résumait à eux deux.
Il y a une troisième voie, la seule qui a prédit ce qui vient de se passer et les crises à venir. Il s’agit de l’école Autrichienne de Ludwig Von Mises et de ses fidèles. On pourrait la résumer, come dit le péripate, à épargner produire et consommer. C’est une forme plus académique du dicton français « Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ».
Aux USA, l’école de San Franciso avec le Pr. Antal Fekete suit le même chemin et commence à faire parler d’elle bien qu’il soit plus spécialisé sur l’économie de l’or. Il y a donc du monde en dehors de Keynes et de Friedman mais comme ils ne sont pas employés par la Fed on les laisse dans l’ombre.
L’autre absent des commentaires sur la crise, à part de quelques sommités comme Paul Craig Robert, est la désindustrialisation provoquée par la mondialisation. C’est en fait la cause principale de la crise. Sans création réelle de richesse, l’édifice bancaire n’est bâti que sur du sable et sa seule issue est de se casser la figure.