Si aujourd’hui le Modem veut atteindre les même buts de
Chaban à l’époque, et bien il se trompe gravement dans le chemin pour y
arriver.
- « Un
économie forte, surtout l’industrie » : impossible avec l’Europe qui
refuse de mettre des droits de douane aux frontières et qui laisse donc entrer
sur ses marchés des produits qui ne respectent pas ses propres normes. Des
produits fabriqués à bas cout de main d’œuvre parfois même par ses propres
industriels. L’Europe, par son refus d’agir, par son libéralisme, fait crever
notre industrie. Normal, puisque la vision européiste, puis mondialiste, vise à
transformer la France en pays touristique ou de service. On se demande bien
comment nous vivrons avec ces « petits boulots améliorés »
« Dénoncer le centralisme » conduit le Modem à
vouloir : d’un côté la décentralisation, (qui fait que les français sont
de moins en moins égaux : devant l’impot, les écoles, la formation …) de
l’autre côté une Europe forte, qui vide l’Etat français de ses prérogatives.
« dépasser le clivage gauche/droite » le Modem en
parle, mais c’est tout à fait inutile puisque les politiques eux-memes
reconnaissent implicitement qu’ils pensent tous la même chose. Ils votent les
mêmes lois à Bruxelles, et peuvent sans soucis passer du PS à l’UMP, ou du PS
au FMI … s’il fallait établir une grille des opinions, nous verrions vite que
nos hommes politiques pensent quasiment tous la même chose. A gauche, ils se
rabattent sur le sociétal pour camoufler ce vide.
A gauche : les extrémistes, le NPA, les communistes, Mélenchon.
au centre : Nouvelle gauche / PS /Modem / Nouveau
Centre / UMP / Villiers
à droite Debout la république avec Nicolas Dupont-Aignan
à l’extrême droite ; FN avec un JM Le Pen qui s’en va.
Le projet humaniste du Modem, c’est de la langue de coton :
des discours que personne ne peut vraiment renier, mais qui ne fait pas avancer
le schmilblick. Dans le concret ça se traduit par quoi ????