Thomas-Robert Bugeaud
Il faut une grande invasion en Afrique, qui ressemble à ce que faisait les Francs, à ce que faisait les Huns.
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Maréchal Bugeaud, 14 mai 1840, Discours à la Chambre, dans
Pour l’honneur de l’armée réponse au général Schmitt sur la guerre d’Algérie, paru L’Harmattan, 1960, p.89, lieutenant-colonel Pierre-Alban Thomas.
La guerre que nous allons faire n’est plus
une guerre à coups de fusil. C’est en enlevant aux Arabes les
ressources que le sol leur procure, que nous pourrons en finir avec eux.
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Lettres d’un soldat, neuf années de campagnes en Afrique,
Lucien de Montagnac, éd. Plon, 1885, p. 158
C’est peu de traverser les montagnes et de
battre une ou deux fois les montagnards ; pour les réduire, il faut
attaquer leurs intérêts. On ne peut y parvenir en passant comme un
trait ; il faut s’arranger de manière à avoir assez de vivres pour y
rester le temps nécessaire pour détruire les villages, couper les
arbres fruitiers, brûler ou arracher les récoltes, vider les silos,
fouiller les ravins, les roches et les grottes, pour y saisir les
femmes, les enfants, les vieillards, les troupeaux et le mobilier ; ce
n’est qu’ainsi qu’on peut faire capituler ces fiers montagnards.
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Maréchal Bugeaud, 1842, dans
Alexis de Tocqueville, De la colonie en Algérie, paru Complexe, 1988, p.30, Tzvetan Todorov.
Plus d’indulgence, plus de crédulité dans les
promesses. Dévastations, poursuite acharnée jusqu’à ce qu’on me livre
les arsenaux, les chevaux et même quelques otages de marque... Les
otages sont un moyen de plus, nous l’emploierons, mais je compte avant
tout sur la guerre active et la destruction des récoltes et des
vergers... Nous attaquerons aussi souvent que nous le pourrons pour
empêcher Abd el Kader de faire des progrès et ruiner quelques unes des
tribus les plus hostiles ou les plus félonnes.
- Lettre de Bugeaud le 18 janvier 1843 au Général de la Moricière
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Maréchal Bugeaud, 24 janvier 1843, dans
Un rêve algérien, paru Dagorno, 1994, p.18, Jean-Luc Einaudi.
J’espère qu’après votre heureuse razzia le
temps, quoique souvent mauvais, vous aura permis de pousser en avant et
de tomber sur ces populations que vous avez si souvent mises en fuite
et que vous finirez par détruire, sinon par la force du moins par la
famine et les autres misères.
- Lettre de Bugeaud le 24 janvier 1843 au Général de la Moricière
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Maréchal Bugeaud, 24 janvier 1843, dans
Un rêve algérien, paru Dagorno, 1994, p.19, Jean-Luc Einaudi.
Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez les à outrance comme des renards.
- A Orléanville, le 11 juin 1845, Bugeaud
conseille ceci à ses subordonnés pour réduire la résistance des
populations de la région du Chélif
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Maréchal Bugeaud, 11 juin 1845, Orléanville, dans
Une grande figure, Saint-Arnaud maréchal de France, paru aux Nouvelles Éditions latines, 1960, p.67, Louis de Charbonnières.
[modifier] Hippolyte Castille
L’idée de l’extermination eut longtemps cours en Afrique [du Nord].
- Hippolyte Castille fut journaliste et a longtemps collaboré au Musée des familles.
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Le général de Lamoricière (1858), Hippolyte Castille, éd. F. Sartorius, 1858, p. 13
[modifier] François Certain de Canrobert
Dans la falaise est une excavation profonde
formant une grotte. Les Arabes y sont. On pétarada l’entrée de la
grotte et on y accumula des fagots de broussailles. Le soir, le feu fut
allumé. Le lendemain quelques Sbéahs se présentèrent à l’entrée de la
grotte, demandant l’aman à nos postes avancés. Leurs compagnons, les
femmes et les enfants étaient morts...Telle fut la première affaire des
grottes. On n’en parla guère, parce que le colonel Cavaignac, aves sa
prudence ordinaire, ne s’était pas étendu sur le nombre des Arabes
morts lors de l’enfumade.
- 1844, enfumades des Sbeah (Dahra) par Cavaignac, rapport de Canrobert un de ses officier
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Maréchal Canrobert, 1844, dans
Ecrire L’histoire De Son Temps (Europe Et Monde Arabe), paru L’Harmattan, 2005, p.251, Richard Jacquemond.
Moi-même, je fus amené à pareille extrémité.
Me trouvant devant les grottes occupées par les Arabes qui me reçoivent
à coups de fusils, je les somme de se rendre. [...] Je réitère les
sommations, je préviens les Kabyles. Comme il n’y a pas de bois, je
bouche l’entrée de la caverne avec des pierres. Si j’avais fait
autrement, un grand nombre de mes soldats seraient tombés inutilement.
- juin 1845, enfumades de tribus du Dahra par le lieutenant-colonel Canrobert
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Maréchal Canrobert, juin 1845, dans
Ecrire L’histoire De Son Temps (Europe Et Monde Arabe), paru L’Harmattan, 2005, p.251, Richard Jacquemond.
la colonisation de l’algérie ici