Bonsoir à tous,
Certes, le ministre de la Culture, empressé à défendre Roman Polanski,
eût été mieux inspiré de réfléchir à la position qu’il entendait
défendre.
A mon avis le noeud du problème est là. Quand on est ministre d’un gouvernement dont le « casteur » incline à penser « qu’on naït pédophile », que c’est une « pathologie », qui se présente comme étant du côté « des victimes » notamment de « prédateurs sexuels », qu’en pleine affaire Polanski le porte-parole du parti au pouvoir se saisit d’un fait-divers sordide pour mettre en cause le laxisme supposé de la Justice, quand dans le même temps le Président et son ministre de la culture dénoncent l’acharnement de la Justice américaine, il va sans dire que vous vous exposez à un effet boomerang cinglant. On se rappellera avec délectations de l’époque ou le président étanit encore ministre de l’intérieur et qu’il se lançait à la chasse au racolage passif. Il m’étonne qu’un quasi Gide ou Genet (selon vous) ait accepté les honneurs de cet homme (Villa Médicis ou Ministère)
Car c’est cette contradiction qui vous donne une terrible impression de « selon que vous serez puissant ou misérable ».
Ce connard de Manuel Valls, entendu sur France Inter, a saisi la balle au bond. Mais dans sa petite attaque très prévisible il a eu au moins l’intelligence de poser la question de savoir quelle aurait été le discours des Bertrand ou Gaino si Frédéric Mitterrand avait été ministre d’un gouvernement de gauche.
Est-ce qu’il doit démissionner ? Franchement je m’en fous, tellement je trouve idiot l’idée ’un ministère de la Culture (avec un grand C), mais c’est un autre débat.
Enfin Cosmic, vous êtes tout à fait dans votre rôle de défenseuse de la veuve et de l’orphelin, de ces pauvres heres de l’intelligentsia vilainement harcelés par le petit peuple des médiocres incultes. Vos positions vous honorent en vous élevant au-dessus de la masse des ânes qui ne maitrisent qu’imparfaitement le subjonctif imparfait qui sied à l’exquise perfection de votre prose ampoulée.
Bien le bonsoir