Ce qu’il faut voir, c’est qu’il y a non pas deux acteurs, Islam et Chrétienté, mais au moins trois. La conquête de Saint Jean d’Acre, si elle consacre bien la défaite des Croisées, est aussi la défaite des Arabes. Saladin a autant guerroyé contre les uns et les autres, y compris les Ismaeliens.
Désormais et pour longtemps domineront des Asiatiques conquérants qui verront toute l’utilité politique de l’Islam, y compris contre les Arabes quand il le faudra.
La culture du ressentiment arabo-musulman a des sources profondes.