Personnellement, je suis partagé sur la vision manichéenne de votre article. Le dogmatisme imposé par l’adhésion à une idéologie, je l’ai vu aussi à gauche.
Par ailleurs, vous diabolisez des outils et des méthodes qui, bien utilisées, concourent à la réalisation d’objectifs d’intérêt général. Je suis favorable au management par objectifs, à l’évaluation des aptitudes et des résultats, aux tableaux de bord statistiques, au guide de procédures détaillées qui permet leur plus grande efficacité et leur allègement dans l’intérêt du patient.
J’ai pratiqué ces méthodes et je ne suis pas un assassin. Je trouve le mot trop fort.
Évidemment, je prône, à côté de ces outils, le développement humain et du bien-être des personnels (et ici des patients). Je suis opposé au système qui ne tiendrait compte que des objectifs et résultats individuels : le travail d’équipe, cela compte pour beaucoup aussi. Je ne suis pas opposé par principe à la délégation au privé, à condition que ce ne soit pas surtout pour favoriser des intérêts privés mais bien en priorité pour améliorer la qualité du service. Enfin, les méthodes d’évaluation sont puériles et infantilisent souvent les personnes qui doivent se plier à cet exercice rabaissant.
En définitive, je nourris comme vous de la suspicion envers les intentions gouvernementales mais je ne jette pas tous les outils aux orties.