« pour avoir accompagné plusieurs personnes chères à la fin de leur vie, je sais que la mort de l’esprit, c’est à dire tout ce qui fait notre personnalité, précède celle du corps » (Claude)
Comment peut-on SAVOIR ces choses là ? D’autant que c’est contre intuitif. Pour ma part, je suis convaincu du contraire.
Si la conscience disparait avant la mort du corps - encore à déterminer ! -, puisque la conscience ce n’est pas la vie de l’esprit et réciproquement, en revanche je pense que ce qui compte c’est la mort de la conscience. Mais peut-être devrait-on parler de morts de la conscience, faute de pouvoir déterminer quelle en est la dernière, l’ultime.
Ce que je regrette dans ce genre de discussion, c’est qu’il y a toujours des gens qui mettent leur engagement avant toute réflexion : je veux dire, c’est un discours qui n’est pas libre, qui est fait d’affirmations et qui ne laisse place à aucune interrogation dès lors que celle-ci menace les choix de la personne. Ce discours est taillé sur mesure pour épouser l’a priori !