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Daniel Roux Daniel Roux 13 novembre 2009 10:54

Pour comprendre une époque, il est nécessaire de retrouver l’esprit de cette époque.

Depuis la défaite humiliante et traumatisante de 1870 qui marqua la fin du mythe de l’invincibilité militaire napoléonienne, la perte de l’Alsace et de la Lorraine, l’importante rançon en or exigée par les Allemands, les Français vivaient et étaient élevés avec l’idée, l’obsession pourrait-on écrire, de la revanche. La guerre était inévitable car elle était dans tous les esprits. La question n’était pas s’il y aurait la guerre mais quand. Aux yeux des nationalistes, majoritaires et activistes, Jaurès n’était qu’un traitre pacifiste, c’est pour cela qu’il a été assassiné.

En Allemagne dominé par la Prusse militariste, l’esprit était identique. Le Kaiser Guillaume voulait se tailler un empire colonial à l’image des autres pays européens. Les Anglais alliés pour l’occasion au Français, y faisaient obstacle. L’Allemagne, qui restait sur une victoire écrasante et relativement facile, pensait l’emporter rapidement, d’autant que le puissant voisin, ostro-hongrois, était son allié.

Les massacres de soldats Français étaient inévitable, tant les généraux étaient mal choisis, mal formés et mal informés. Pendant les premiers jours de la guerre, nos malheureux parents équipés de pantalons rouges, en rase campagne, étaient envoyés contre des nids de mitrailleuses extrêmement meurtrières. Ce fut une hécatombe. Ajouter à cela un sentiment de classe supérieure exacerbé parmi les plus hauts gradés, qui conduisait à considéré les soldats comme de la viande sur pied.

Le terme de boucherie n’est pas exagéré.

 


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